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Un single en 45 tours pour Alain Souchon .Sortie album en octobre.

Un single en 45 tours pour Alain Souchon .Sortie album en octobre.

Un single en 45 tours.

Onze ans après Écoutez d’où ma peine vient , le chanteur, qui a fêté ses 75 ans en mai dernier, est de retour avec Âme Fifities, un nouvel album studio dont il a dévoilé le titre éponyme ainsi que Presque.

Alain parle de son absence, sa relation avec ses fils musiciens, et dresse un portrait pas si noir de la société actuelle et de la France.

 

«Ça fait plusieurs fois qu’on me dit que je n’ai rien fait pendant onze ans, et ça me donne envie de tout casser», déclare Alain Souchon. «Faire des chansons c’est assez compliqué, ça vous prend bien la tête. J’ai fait un disque avec Laurent Voulzy et c’était très difficile parce qu’on a chacun des sensibilités extrêmement différentes. J’ai fait un album de comptines qui était très important pour moi et la tournée avec Laurent était très longue aussi. Voilà, il faut du temps», souligne-t-il.

L’homme, il est vrai, n’aime pas ressortir de vieux textes de ses tiroirs. Après toutes ces années, Alain Souchon n’a qu’un seul souhait, ne pas se répéter: «Ce n’est pas une vraie peur, disons qu’on a envie d’être un petit peu créatif. Ne pas radoter.» Concernant l’attente des fans, il estime qu’un rapport d’amitié se crée entre l’artiste et eux.

Le choix de dévoiler deux chansons n’était pas une volonté de sa part. «Vous savez, ça, c’est ma maison de disques. Moi j’obéis», s’amuse Alain Souchon qui semble davantage emballé par l’idée derrière cette stratégie. «Quand on a débuté avec Laurent au début des années 1970, c’était les 45 tours avec Face A et Face B. Ils m’ont proposé de sortir un 45 tours avec ces deux chansons alors ça m’a fait marrer. C’est un objet que je vais garder», confie-t-il.

La chanson Âme Fifties, un genre de panorama de l’époque, a été coécrite avec son fils Pierre: «Je suis né et j’ai découvert le monde vers l’âge de 4-5-6 ans. On regarde ce qu’il se passe autour, on lit les journaux, on écoute la radio. On découvrait que c’était la guerre en Algérie, que les gens écoutaient André Verchuren, qu’ils étaient fascinés par Jean Gabin, Jeanne Moreau et Jean-Paul Belmondo. Alors, j’ai fait un état des lieux sur ce que j’ai vu quand j’ai commencé à regarder le monde.»

 

«Les chansons de Charles Trenet, de Georges Brassens, de Jacques Brel, c’était les années 50. Ça a laissé une trace inoubliable, ça a marqué la chanson française», souligne Souchon. Il ne considère pas que tout était mieux avant mais que cette nostalgie est due au temps qui passe: «On trouve plus joli d’avoir vingt ans. Le monde est beau maintenant aussi, et je ne sais pas s’il était si beau que ça d’ailleurs. C’était la guerre en Algérie, la décolonisation, plein de gens étaient en difficulté financière. Un peu comme maintenant, ça n’a pas tellement changé».

«J’ai la chance d’avoir mes fils près de moi (…). On se montre des choses, on échange et puis on se met à travailler ensemble»

Pour l’écriture, l’artiste s’est principalement appuyé sur ses deux fils, Charles dit Ours et Pierre. «J’ai la chance de les avoir près de moi. Ils font toujours de nouvelles choses, Ours prépare son album en ce moment. On se montre des choses, on échange et puis on se met à travailler ensemble. Sans eux ce disque ne se serait peut-être pas fait», avoue-t-il.

Le second titre révélé s’intitule Presque. Une chanson d’amour coécrite avec Édouard Baer. «Ça faisait longtemps que je voulais faire une chanson avec lui parce que j’aime être avec Édouard. Un jour il m’a appelé en me répétant plusieurs fois le mot presque. Alors je lui ai dit qu’on allait faire une chanson qui s’appellerait Presque. Il m’a envoyé deux-trois phrases et on l’a faite ensemble».

Marc FICHELLE, créateur et directeur de France Art TV.

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