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Oscar et La Dame Rose – Théâtre de la comédie Bastille jusqu’au 6 janvier 2019

Oscar et La Dame Rose – Théâtre de la comédie Bastille jusqu’au 6 janvier 2019

Le pitch

L’adaptation du roman d’ Eric-Emmanuel Schmitt.   Oscar, 10 ans, séjourne à l’hôpital des enfants;  sur les conseils de « Mamie Rose », bénévole et ancienne catcheuse, il  écrit une lettre, par jour, à Dieu, 12 lettres pour la vie d’Oscar.

« Je m’appelle Oscar, j’ai dix ans, j’ai foutu le feu au chat, au chien, à la maison (je crois même que j’ai grillé les poissons rouges) et c’est la première lettre que je t’envoie parce que jusqu’ici, à cause de mes études, j’avais pas le temps.

 

Mes avis 

Lettre à Dieu, lettres d’adieu ou aveux et voeux de l’être à Dieu …

Tel un funambule Pierre Matras déambule sur le fil de la vie d’Oscar.

En préambule, une lettre à Dieu, sur le fil, médecin, parents, compagnons de couloir de l’hôpital, s’invitent, bousculent l’équilibre fragile d’Oscar, dit crâne d’œuf. Perché sur son fil, du haut de ses 10 ans et à sa vie, Oscar chemine.

Entre terre et ciel, ombre et lumière, rires et larmes, tristesse et joie, insouciance et conscience, légèreté et profondeur, douceur et rudesse, Oscar avance, avec Mamie Rose comme balancier  pour le maintenir à l’équilibre.

 

Côté mise en scène, nous partageons l’intimité d’une chambre d’enfant et  plongeons dans son univers. L’ours en peluche géant, le coffret de jouets ou encore la mappemonde – lampe de chevet ne restituent pas l’ambiance hospitalière relèveront certains mais d’aucun ne  restera insensible à ce décor et à chacun saura y puiser sa Madeleine …

En 5 minutes, le décor et l’entrée vous imposent le ton et le sens,  dévoilent, sans détour, l’issue. Chacun prend ainsi la mesure et l’intensité du moment, puis  profite de la pénombre pour s’ouvrir à ses émotions ou tenter d’y faire face ; Chacun entre  dans la danse de ce « petit » funambule, qui, pour parvenir à avancer sur son fil, plutôt que lutter , contre lui-même, contre le regard des autres auquel il suspend son souffle, doit apprendre à oser, à entreprendre, à comprendre, à faire confiance, se faire confiance …. 

 

Ce seul en scène est absolument remarquable, pour ne pas dire sublime, tant  la pudeur reste toujours en fil conducteur. Une incarnation sobre, profonde et juste où les nuances suffisent pour permettre aux autres personnages de prendre place et vie dans l’histoire d’Oscar.

Pierre Matras parvient avec beaucoup d’élégance, de sensibilité, de subtilité à « prendre en otage », le public, embarquant le spectateur à l’insu de son plein gré dans ce voyage intérieur, invitant à suivre et osciller avec lui, sur ce fil suspendu. L’interprétation de la dernière lettre est tout simplement sublime.

 

 

 

Un metteur en scène ( Jean Philipe Daguerre, pour ne pas le citer ) m’a dit: « ne sous estimons pas notre public, nous ne sommes pas là uniquement pour lui permettre de se vider la tête mais aussi pour lui proposer de la lui remplir »

Découvrir «  Adieu Monsieur Haffmann » illustre à merveille cette reflexion, tant   pour la mise en scène que pour les acteurs.

Aujourdh’ui, la mise en scène et le seul en scène de Pierre Matras méritent à nouveau cette référence. Osons suggèrer qu’Oscar permette à Pierre Matras et / ou  Lucie Muratet  de décrocher un « oscar » versus  théâtre … (Molière … en jargon français …) ou, pour le moins, une nomination!

J’ai aimé les messages et la profondeur des émotions  qui ont été proposés au public, j’ai apprécié la sobriété, le non ostentatoire au profit de la justesse …. Inspirés et inspirants.

Un grand merci pour nous permettre de vivre de tels moments et que de simples spectateurs, nous soyons invités à devenir acteurs de sortir du théâtre ….

 

 

Comédie Bastille  , Paris

Métro Richard Lenoir (Ligne 5)

Du 20 septembre 2018 au 06 janvier 2019

Site web du théatre Comédie bastille
Durée: 1h25

De   Eric-Emmanuel Schmitt

Mise en scène  Lucie Muratet

Avec  Pierre Matras

 

 

Inspiration …. Quelques références pêle-mêle

 

« Le bonheur ne se trouve pas au sommet de la montagne, mais dans le style de la gravir », Confucius

« On a deuxième fois quand on rend compte on n’en a qu’une », Confucius.

 

 

 

 

Je suis un funambule, j’avance loin des certitudes
Les pieds sur terre, l’air dans ma bulle
L’équilibre est une attitude

Si j’aime la nuit c’est grâce au jour et j’aime le jour grâce à la nuit
J’aime être tout seul grâce à la foule et grâce au silence j’aime le bruit
Besoin d’tout ça pour que ça vibre j’me sentir fort et avoir peur
Tout est une question d’équilibre, je crois en c’truc du fond du cœur
Si dans une vie ça part en vrille c’est qu’l’équilibre à vrillé
Pour le garder c’est capital de pas dormir sur ses lauriers
Alors je reste vigilant quitte à recréer du désordre
Entre le glacé et le brûlant j’aime la douceur, j’aime que ça morde
L’équilibre est dans la nature, j’invente rien ça va sans dire
Il faut d’la pluie et du soleil pour que la fleur puisse s’épanouir
Faut l’exception dans la règle pour que la vie ait plus de goût
Il faut d’ la Force  et de l’adresse Pour Que l’enfant se Mette debout
J’mets d’la voir l’répandrai Lumière avenir Mais l’Autant- Je aime Parfois éteindre
Dans la vie sur soi de l’fsort Objectif c’qui compte c’est la route à atteindre
Alors j’avance sur un fil parmi les chemins qui s’éparpillent
En équilibre, je suis un funambule à béquilles

 

Paris, 1942. Le port de l’étoile jaune pour les Juifs est décrété. Joseph Haffmann propose à son employé Pierre Vigneau de lui confier sa bijouterie, s’il accepte de le cacher en attendant que la situation s’améliore. Pierre prendra-t-il le risque d’héberger clandestinement son “ancien” patron dans les murs de la boutique ? Et si oui, à quelle condition ?

DEPUIS LE 9 OCTOBRE 2018

Du mardi au samedi et le lundi 31 décembre 2018 à 19h
Matinée le dimanche à 17h30
(Relâches exceptionnelles les 4, 24, 25 décembre 2018 et 1er janvier 2019)

Retrouver  notre article 

Avec en alternance: Grégori BAQUET ou Charles LELAURE, Alexandre BONSTEIN, Julie CAVANNA, Franck DESMEDT ou Jean-Philippe DAGUERRE, Charlotte MATZNEFF ou Salomé VILLIERS

Texte et mise en scène: Jean-Philippe DAGUERRE

 

Éditrice & chroniqueuse

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