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Les Beatles en dix concerts

Les Beatles en dix concerts

Peu de groupes ont été autant acclamés que les Beatles. Reste que leurs performances scéniques ont toujours été sous-estimées. Il ne nous restait donc qu’à sélectionner dix de leurs concerts les plus mémorables pour remettre les pendules à l’heure !
Parmi les grands showmen de l’âge d’or du rock’n’roll, les noms de The Who ou The Jimi Hendrix Experience ont tendance à venir rapidement à l’esprit – mais pas nécessairement celui des Beatles, enchaînés à leurs albums cultes. Les Fab Four étaient pourtant d’extraordinaires performers, en voici la preuve !

19 août 1965 (Houston, Texas)

À peine les Beatles sont-ils arrivés à Houston qu’ils sont accueillis par pléthores de fans. Ces derniers ne pouvant pas s’approcher de la scène du Coliseum, le présentateur est contraint de s’époumoner dans son micro. Lennon se moque de lui à plusieurs reprises et le compare au principal de son ancien lycée. Si vous écoutez les enregistrements disponibles, il est clair que les Beatles sont trempés de sueur mais qu’ils adorent ça. Le dernier des deux concerts donnés à Houston est probablement le meilleur, en partie grâce à une incroyable version de « Can’t Buy Me Love » dont l’urgence ferait presque oublier l’originale.

29 août 1966 (San Francisco, Californie)

Il est grand temps de faire la nique aux rumeurs selon lesquelles les Beatles étaient mauvais lors de leur dernière tournée américaine. Si certains des concerts des Fab Four étaient moyens, ils n’en ont pas moins marqué l’histoire à coups de performances mémorables comme celle à Candlestick Park. « John était le premier à vouloir laisser tomber, confiait Ringo Starr à l’époque. Il en avait assez. » Il était fatigué, mais il a tenu bon jusqu’à la fin du concert et a même jouer quelques notes de « In My Life » avant de quitter la scène pour la toute dernière fois.

2 septembre 1964 (Philadelphie, Pennsylvanie)

Ce soir-là, les Beatles sont de mauvaise humeur, et pour cause : la ségrégation oblige à séparer les blancs et les personnes de couleur au sein du public. Ce qui n’empêche pas la performance d’être capturée par une radio locale, constituant un des meilleurs enregistrements live du groupe. Lennon et McCartney lancent un « Mais calmez-vous ! » à un fan passablement bruyant avant d’entamer un “I Want to Hold Your Hand” plein de swing. Cette version pêchue du hit planétaire sonne comme si l’on écoutait Count Basie en flottant sur la Mer Morte…

17 juin 1964 (Melbourne, Australie)

Les Beatles ont bâti leur son en grande partie sur ce que Ringo Starr arrivait à tirer de sa batterie. Les hordes de fans bruyants à souhait étaient donc particulièrement gênantes pour lui. C’est lors de cette tournée que Jimmy Nicol a remplacé le batteur, qui devait se faire opérer. Starr n’a fait son retour qu’à Melbourne. Ses compères étaient tellement ravis de le revoir qu’ils ont tout donné, notamment une version de « Till There Was You » pour le moins féroce !

7 décembre 1963 (Liverpool, Angleterre)

Il existe très peu d’enregistrements des Beatles avant leur départ pour les États-Unis. Ce concert « à domicile » a donc une saveur toute particulière. Une large portion du public présent ce soir-là devait d’ailleurs avoir vu les Fab Four au Cavern Club. McCartney avait pour habitude de dire quelques mots avant d’interpréter « Till There Was You », mais ce soir-là, Lennon prend les commandes : « Ça vous rappellera la Cavern ! » Ce fut également la dernière fois que les Fab Four interprétèrent « Money » et « Twist and Shout » sur scène.

11 février 1964 (Washington, D.C.)

Premier concert des Beatles aux États-Unis, ce live a tout d’un évènement historique. Un charme particulier se dégage du set, entamé sur « Roll Over Beethoven » – peu sûrs de leur notoriété outre-Atlantique, les quatre musiciens ont dû juger bon de reprendre un artiste américain. Quant au morceau suivant, « From Me to You », il est l’occasion pour Lennon et McCartney de montrer toute l’étendue de leur talent en arrachant une note impressionnante après l’autre. Pour ce qui est de Starr, il n’a jamais fait trembler ses toms avec autant de férocité que pendant ce concert… Que l’Amérique se tienne prête, les Beatles arrivent !

24 juin 1966 (Munich, Allemagne)

Ce concert est indéniablement bâclé, mais il ressemble note pour note à ceux que les Beatles donnaient lorsqu’ils ont débuté à Hambourg au début des années 60. Les Fab Four ont expédié un certain nombre de leurs shows pendant leur dernière tournée mondiale. S’ils se sont rattrapés une semaine plus tard à Tokyo, ils n’en sont pas moins demeurés assez mécaniques. C’est la première fois qu’ils interprètent « Yesterday » sur scène. Malgré le manque de sommeil, presque palpable, les quatre garçons se démènent !

20 juin 1965 (Paris, France)

 

La seule et unique fois où les Beatles ont fait un rappel après être parvenus au sommet, c’était lors de ce concert. Leur dernier passage à Paris ne s’étant pas très bien passé, cette performance avait un goût de revanche. Mélange scintillant de morceaux automnaux issus de Beatles for Sale et de hits pop tirés de A Hard Day’s Night, il est tout simplement réjouissant !

30 janvier 1969 (Londres, Angleterre)

N’étant pas en mesure de terminer leur projet Get Back, et se sentant prisonniers de leur studio, les Beatles ont fait dans la rétro-ingénierie et ont troqué la descente de l’escalier de A Hard Day’s Night pour une ascension salvatrice. Ils jouent « Get Back » à trois reprises. La guitare de Lennon est si forte que la police débarque. C’est la seule fois que l’on voit les Beatles au sommet de leur forme. Vous pouvez aimer le George Harrison de 1965, mais il ne peut se mesurer à Jeff Beck et Eric Clapton qu’aux alentours de 1968-69. Le solo de guitare de « One After 909 » est d’ailleurs l’un des meilleurs de l’Histoire.

24 octobre 1963 (Stockholm, Suède)

Des rumeurs persistent selon lesquelles, dans les années 1970, John Lennon écumait les disquaires de Greenwich Village à la recherche d’un enregistrement de ce concert. C’est primitif. C’est fin. C’est le rock’n’roll le plus assourdissant qu’on ait jamais enregistré jusque-là. Le concert était diffusé à la radio, l’enregistrement est donc impeccable. C’est la première performance des Beatles à l’étranger après leur succès. Ce sont quatre musiciens qui découvrent à quel point ils pourraient être puissants, même s’ils le savent déjà. C’est presque comme s’ils se rendaient compte qu’ils sont meilleurs qu’ils ne le pensaient, et ce n’est pas comme s’ils manquaient de confiance en eux…

Colin Fleming
Traduit de l’anglais par Jessica Saval

Marc FICHELLE, créateur et directeur de France Pass TV.

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