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Festival Interceltique de Lorient, un festival autrement

Festival Interceltique de Lorient, un festival autrement

 

Après les élections européennes, le Festival Interceltique de Lorient qui célèbre déjà sa trente-neuvième édition, fédère mieux que n’importe quelle politique. « C’est un rendez-vous trans-frontière, un projet culturel commun, s’enthousiasme Lisardo Lombardia, le directeur général du Festival depuis 2007. Lorient permet toutes les formes d’expression, et pas seulement celles venues de des aires celtiques. Regardez cette année avec Goran Bregovic, loin d’être Breton d’origine, vient à Lorient pour un concert exceptionnel avec l’Orchestre symphonique de Bretagne !  »

Il vrai qu’il n’est pas rare de croiser Sud-Américains, Africains, Asiatiques, Est-Européen et même Océaniens dans les rues de la ville morbihannaise pendant ces rencontres qui se tiennentà commencer par les célèbres bagadou venus du Japon ou d’Australie ! Mais cet événement urbain, qui met la Galice (au nord ouest de l’Espagne) à l’honneur cette année, magnétise quelque 750 000 visiteurs venus découvrir une culture et même un art de vivre : « Je crois que nous sommes très bien placés et même totalementlégitimes pour défendre nos langues et nos cultures. Les traditions sont mises en avant, mais dans le sens du partage, de la rencontre, ce qui explique aussi le succès de l’Interceltique, rappelle l’homme de culture d’origine espagnole, asturien plus précisément. Ce permet à la ville de rayonner aussi à l’international et partant, montrer une identité forte et un sens de l’accueil rare. »

« Nous but est de construire des ponts, nous ne cherchons pas à être exclusivistes »

Les têtes d’affiche galiciennes conviées cette année sont de très haute qualité : « évidemment, on ne pouvait pas honorer la Galice sans inviter Carlos Nuñez, s’exclame Lisardo Lombardia. C’est la superstar de la gaita (cornemuse galicienne que l’on trouve également aux Asturies, la province voisin, mais aussi au nord du Portugal, Ndr), mais dans un autre genre, il y aura Mercedes Peón, l’une des artistes les plus surprenante d’un côté, et d’un autre côté, malgré son côté avant-gardiste, elle est très charismatique, s’exclame le directeur général du festival. Il faut dire qu’elle n’a jamais abandonné ses origines traditionnelles, mais elle a toujours cherché à aller plus loin dans l’innovation en travaillant désormais sur des sons beaucoup plus contemporains. C’est novateur, original. Elle est venue déjà à l’Interceltique et toujours avec un très grand succès. »

Car oui, la musique celtique est loin d’être figée, bien au contraire, elle évolue en permanence comme le rappelait Alan Stivell à Rolling Stone en décembre dernier et grand habitué du rendez-vous lorientais : « C’est une musique qui voyage, disait-il. Le monde celtique s’est répandu sur la planète entière en rapportant par effet de balancier des musiques, des gammes, des rythmes venus d’ailleurs, explique l’immortel auteur de “Tri Martolod”. C’est une musique de rencontre, on fait avancer cette musique, on s’adapte, on modernise même, on change les instruments tout en gardant une base traditionnelle. » Même son de cloche chez les rockers de The Celtic Social Club : « On n’a pas de limite, à la base nous écoutons de tout, et c’est pour cette raison que notre musique est très mélangée, ajoute Manu Masko, le batteur de la formation. C’est un patchwork, tout en gardant les atmosphères et les instruments traditionnels celtiques. Et dans les fait, cette musique est d’abord et avant tout un melting pot.”

Si la musique est centrale, la culture celtique même n’est pas en reste : Lorient peut être considéré même comme la capitale de l’interceltisme « Nous but est de construire des ponts, nous ne cherchons pas à être exclusivistes, que ce soit au niveau de la programmation musicale qu’au niveau des expositions, des ateliers et des rencontres que nous tenons pendant tout le festival, martèle le directeur.Nous parlons directement aux gouvernements régionaux ce qui nous rend crédibles au niveau des institutions.Toutes les nations celtes sont représentées ce qui rend encore plus central et incontournable ce festival, devenu référence mondiale ! »

Propos recueillis par Abel Corroyer

Rolling Stone

Marc FICHELLE, créateur et directeur de France Pass TV.

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