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, Alain Bashung, immortel

Alain Bashung, immortel

Alain Bashung, immortel

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Dans son dernier édito, le rédacteur en chef, Belkacem Bahlouli de Rolling  revient sur les combats et la carrière d’un véritable patron du rock français. Dossier complet à retrouver dans le numéro 112 de Rolling Stone, disponible dès maintenant.

Dix ans que Bashung nous a quitté. Le 14 mars 2009, disparaissait à 61 ans celui qui a incarné avec une véritable élégance une idée précise de ce qu’on peut encore appeler le rock français. Aujourd’hui, dix ans après sa disparition, subsistent encore son écho, sa voix, ses chansons et sa présence. Sa prestance aussi. Outrancière à la fin des années 80, elle s’assombrira plus tard. Parallèlement, il était devenu l’homme pour lequel il fallait avoir écrit une chanson, signé un texte, composé un thème. Bashung, avec ses auteurs, a su constituer un répertoire impressionnant − ainsi que le rappelle le coffret rétrospectif intégral que s’apprête à publier son label.

L’Alsacien de Wingersheim, village proche de Strasbourg où se trouve la maison bleue de sa prime enfance située rue de la Libération et rebaptisée désormais rue Alain Bashung, est devenu le modèle définitif de toute une génération de musiciens hexagonaux. Par une force de caractère acquise après des années de galère, alors qu’il tentait de s’imposer dans le milieu du showbiz français des années 70 où la variété régnait en maître. Il aura fallu attendre un tube, “Gaby oh Gaby”, pour qu’il se révèle et même après ce hit, de nombreuses années ont été nécessaires pour qu’il s’impose comme le patron du rock français jusqu’à son dernier souffle. De “Vertige de l’amour” à “La nuit je mens” en passant par des dizaines d’autres chansons, l’artiste nous a laissé une œuvre définitive.

Le 23 novembre dernier, la sortie d’En Amont, son album posthume édité par Barclay et arrangé par Édith Fambuena, cette musicienne extraordinaire qui a signé la réalisation du magnifique Fantaisie militaire, a impressionné. Onze titres au total, pour une véritable réussite, un tour de force même, alors que l’appréhension était de mise. Et qui vaudra au chanteur une Victoire de la musique, treizième trophée de sa carrière, le transformant en artiste le plus primé, à égalité avec -M-, de l’histoire de la cérémonie. C’est dans ce disque que figure notamment le poignant “Immortels”, écrit par Dominique A et dont les vers “Et toi qui n’es plus là/c’est comme si tu étais/plus immortel que moi/mais je te suis de près”, une décennie après sa disparition, résonnent aujourd’hui comme un requiem.

 

document et illustration Belkacem Bahlouli

Rolling .Stone

Marc FICHELLE, créateur et directeur de France Art TV.

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